Années après années, j’ai appris à attendre l’été. L’arrivée des petits cousins, les grandes cavalcades, les chats perchés, les concours de cerceaux, la fête nationale sur la place du village et tata Marguerite dont la chambre jouxtait la mienne.
Enfin vint l’école, les dictées, les punitions, l’ardoise où l’on résout les problèmes d’arithmétique, les heures de colle du samedi avec la maîtresse, la fenêtre du fond, le ciel, la cour, les cris, les indiens, les voleurs, la maîtresse et enfin le certificat d'étude.


